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    La Republique du Mali

    Le Mali, en forme longue la République du Mali, est un pays d'Afrique de l'Ouest, frontalier de la Mauritanie et de l'Algérie au nord, du Niger à l'est, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire au sud, de la Guinée au sud-ouest et du Sénégal à l'ouest.

    La conquête coloniale à partir de la colonie du Sénégal s'est effectuée lentement et les entités progressivement annexées ont été regroupées sous l'appellation Haut-Fleuve, territoire placé sous commandement militaire avec pour chef-lieu Kayes et dirigé par un commandant supérieur. Par décret du 18 août 1888, le Haut-Fleuve devient une entité administrative autonome de la colonie du Sénégal sous le nom de Soudan français. Son premier titulaire, Le chef de bataillon Louis Archinard, qui succède à Galliéni le 10 mai 1888, en devient véritablement le premier commandant supérieur. Par décret du 22 octobre 1890, le commandant supérieur exerce la tutelle sur les services administratifs. Par décret du 27 août 1892 le Soudan français devient une colonie autonome et Archinard, promu lieutenant-colonel en mai 1890, en devient le premier gouverneur et accède au grade de colonel en septembre 1892.

    Ancienne colonie française du Soudan français, le Mali est devenu indépendant le 22 septembre 1960, après l'éclatement de la Fédération du Mali regroupant le Sénégal et le Soudan français. Sa devise est « un peuple, un but, une foi » et son drapeau est constitué de trois bandes verticales verte, jaune et rouge.

     

    La Republique du Mali

    La république du Mali a conservé les frontières héritées de la colonisation, celles du Soudan français. Antérieurement, plusieurs royaumes et empires se sont succédé, englobant une partie plus ou moins importante du Mali actuel et des pays limitrophes.

    Avec 15 millions de résidents, la population malienne est constituée de différentes ethnies, dont les principales sont les Bambaras, les Bobos, les Bozos, les Dogons, les Khassonkés, les Malinkés, les Minianka, les Peuls, les Sénoufos les Soninkés (ou Sarakolés), les Sonrhaïs, les Touaregs, les Toucouleurs. Le français est la langue officielle, mais la population parle majoritairement les langues nationales, le bambara étant la plus utilisée et sert, parallèlement au français, de langue véhiculaire.

    Avec une économie encore essentiellement rurale, le Mali, pays enclavé, fait partie des 49 pays les moins avancés (PMA) sur le plan du développement socio-économique.

    Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine.

    Bamako, ville située au sud-ouest et qui comptait 1 809 106 habitants en 2009, est la capitale du pays.

     

     

    La Republique du Mali

     

    La Republique du Mali

     

    La Republique du Mali

     

    La Republique du Mali

     

    Histoire pré-coloniale

    Cinq empires ou royaumes importants se sont succédé : l’empire du Ghana, l’empire du Mali, l’empire songhaï, le royaume bambara de Ségou et l'empire peul du Macina. Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage et le commerce transsaharien avec les peuples d’Afrique du Nord intéressés par l’or, le sel et les esclaves mais aussi la culture. À son apogée l’empire s’étend de l’Atlantique au Nigeria et du Nord de la Côte d’Ivoire au Sahara.

    Des années 1880 à 1960, une colonie française

    Avec la conquête par la France à partir du début des années 1880, le Mali devient une colonie française le 27 août 1892 sous le nom de Soudan français, nom repris du décret du 18 août 1890 qui avait donné ce nom à la région du Haut-Fleuve de la colonie du Sénégal. Le 4 avril 1959, le Sénégal et le Soudan se regroupent pour former la Fédération du Mali, qui accède à l'indépendance le 20 juin 1960. Deux mois plus tard, le Sénégal se retire de la fédération et proclame son indépendance. Le 22 septembre 1960, le Soudan proclame à son tour son indépendance sous la conduite de Modibo Keïta, tout en conservant le nom de Mali.

    De 1960 à aujourd'hui, après l'indépendance

    En 1968, Modibo Keïta est renversé par un coup d'État conduit par un groupe d'officiers ayant à leur tête Moussa Traoré, qui instaure une dictature. Le 26 mars 1991, celui-ci est renversé à son tour par le général Amadou Toumani Touré. Après une période de transition, ce dernier restaure la démocratie avec l'élection d'Alpha Oumar Konaré en 1992, qui sera réélu en 1997.

    En 2002, Amadou Toumani Touré, qui a quitté l'armée pour se présenter, est élu président de la République du Mali, et réélu en 2007. Le 22 mars 2012 Amadou Toumani Touré fut renversé par un putsch, mené par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Après une transition, Ibrahim Boubacar Keïta est élu président de la république en novembre 2013 après une élection présidentielle

    Sa geographie

    Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l'Équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande part de la population vit en zone rurale. La densité, très variable, passe de 90 hab./km2 dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km2 dans la région saharienne du Nord.

     

    La Republique du Mali

    Outre la capitale Bamako, les villes principales sont Kayes, Ségou, Mopti, Sikasso, Koulikoro, Kidal, Gao, Tombouctou.

    Le pays possède trois zones climatiques :

    • les deux tiers nord du pays, entièrement désertiques, appartiennent au Sahara méridional, avec des précipitations annuelles inférieures à 127 mm. Cette région est traversée par des nomades avec leurs troupeaux ;
    • le centre : la région sahélienne, relativement sèche (aux pluies tropicales relativement insuffisantes), est couverte de steppe remplacée progressivement vers le sud par la savane. La vallée du Niger est cultivée grâce à certains travaux de mise en valeur : on y trouve du riz, du coton, du karité (appellation en langue bambara), de l'arachide, du mil, du sorgho. Une vaste étendue dans le centre du Mali est constituée de marécages, dus aux nombreux bras du Niger ;
    • la région soudanaise est une zone avec des précipitations de 1 400 mm par an et des températures moyennes comprises entre 24 °C et 32 °C. Elle est, dans sa partie nord, couverte de savane devenant de plus en plus dense et se transformant progressivement en forêt vers le sud.

    Le relief est peu accentué. Les plaines alluviales, très vastes, sont toutefois dominées par quelques plateaux calcaires et de grès (plateaux mandingues et dogon). Le point culminant du Mali est le mont Hombori (1 155 m).

     

    La Republique du Mali

    Le Mali est divisé en huit régions et un district. Ces subdivisions portent le nom de leur ville principale. Les trois régions du nord : Gao, Kidal et Tombouctou représentent les deux tiers de la superficie du pays pour seulement 10 % de sa population. Deux nouvelles régions devraient bientôt voir le jour, à la suite d'un récent projet de loi, il s'agit des régions de Ménaka et de Taoudeni. Neuf autres régions seront créées au cours des cinq prochaines années. Il s'agit des régions de Nioro, Kita, Nara, Dioïla, Koutiala, Bougouni, San, Bandiagara et Douentza.

    Au sud le pays est divisé entre les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou, Sikasso et le district de Bamako.

     

     

    le pays Dogon

    sur une chanson de Salif Keita

     


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  • BAMAKO

    Bamako est la capitale du Mali, le centre administratif du pays, un important port fluvial sur le Niger et un centre commercial pour toute sa région, dans le sud-ouest du pays. En 2009, la ville compte 1 809 106  habitants, appelés Bamakois. Son rythme de croissance urbaine est actuellement le plus élevé d'Afrique (et le sixième au monde). La capitale Bamako est érigée en district et divisée en six communes dirigées par des maires élus. Adama Sangaré est le maire du district de Bamako.

    BAMAKO

     

    Le site de Bamako a été occupé dès la Préhistoire comme l’ont confirmé les fouilles archéologiques de Magnambougou.
    Bamako, du bambara « bàmakɔ̌ » (qui signifie « marigot du crocodile»), a été fondée à la fin du XVIe siècle par les Niaré, anciennement appelés Niakaté, qui sont des Sarakolés à l'origine. Le crocodile étant le fétiche de Bamako, chaque année on lui donnait une jeune fille vierge à manger. Cependant cette tradition n'est plus pratiquée depuis longtemps ( cf : Terre d'Ebène d'Albert London, chapitre IV " à Bamako " ). Simballa Niakaté, un chasseur venu de Lambidou (Cercle de Nioro, Région de Kayes), un village sarakolé, a choisi le site. Mais, c'est son fils ainé Diamoussa Niakaté couramment appelé Diamoussan Djan (à cause de sa taille très grande) qui fonda Bamako. Niaréla, le quartier des Niaré, est un des plus anciens quartiers de Bamako. Les trois crocodiles qui symbolisent Bamako trouvent leur origine à partir des trois marigots qui traversaient Bamako : Lido, Diafarana et Bèlèsôkô. Les marigots se rejoignaient environ à 500 mètres à l'est de l'Hôtel de l'Amitié de Bamako (fruit de la coopération égypto-malienne aux lendemains des indépendances) pour ensuite se jeter dans le Niger. 

    À la fin du XIXe siècle, Bamako est un gros village fortifié de 600 habitants, lorsque le 1er février 1883, les Français, avec Borgnis-Desbordes, y pénètrent.

     

    BAMAKO


    Cette entrée coïncida avec la naissance d'Amadou Coumba Niaré (1883-1963) qui sera l'un des tout premiers instituteurs de Bamako après avoir été le premier fils de chef traditionnel à fréquenter "l'école des blancs". Après le décès de son grand frère Maridiè Niaré en 1956, Amadou Coumba Niaré deviendra chef de la province de Bamako. Mais il ne régna que durant deux ans avant l'abolition de la chefferie traditionnelle en 1958.

    En 1895, elle devient chef-lieu de cercle avant de devenir capitale du Haut Sénégal-Niger le 17 octobre 1899 puis du Soudan français en 1920.

    En 1904, la ligne du chemin de fer Dakar-Niger est inaugurée. En 1905 débute la construction de l’Hôpital du point G. Entre 1903 et 1907 est construit le palais de Koulouba, palais du gouverneur puis siège de la présidence de la République à partir de l’indépendance en 1960.

    BAMAKO

    Le 20 décembre 1918, un arrêté général érige Bamako en commune mixte, dirigée par un administrateur-maire.

    Henri Terrasson de Fougères, gouverneur intérimaire (en 1920 et 1921), puis Gouverneur du Soudan français (actuel Mali) du 26 février 1924 à 1931, réside au palais de Koulouba. Il est à l'origine d'un grand nombre d'aménagements urbains.

    En 1927 est construite la cathédrale du Sacré-Cœur-de-Jésus. La Maison des artisans est créée en 1931. En 1947 un premier pont sur le Niger est érigé. La grande mosquée est construite en 1948.

     

    BAMAKO

    Le 18 novembre 1955, la loi transforme Bamako en commune de plein exercice. Modibo Keïta est élu maire un an plus tard, le 16 novembre 1956. Le 22 septembre 1960, l’indépendance du Mali est proclamée et Bamako en devient la capitale.

    Après le coup d’État militaire de Moussa Traoré en 1968, la ville est dirigée par un administrateur délégué, d’abord le chef de bataillon Balla Koné entre 1969 et 1970, puis par le Capitaine Sékou Ly entre 1970 et 1978.

    Par une ordonnance du 12 juillet 1977, Bamako devient un district, collectivité décentralisée régie par un statut particulier et composé de six communes. Elle est dirigée à partir de 1978 par un gouverneur assisté de deux adjoints et quarante conseillers de district. Se succèdent comme gouverneur le chef d’escadron Oumar Coulibaly (1978-1981), le chef d’escadron Moussa Keïta (1981-1983), Yaya Bagayogo (1983-1990), Abdoulaye Sacko (1990-1991), madame Sy Kadiatou Sow (1991-1994), lieutenant-colonel Karamoko Niaré (1994-1998)

    La loi du 11 février 1993 définit le district de Bamako comme une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. À partir de 1998, le district est dirigé par un maire. Ibrahima N'Diaye est le premier maire élu  et dirige le district entre 1998 et 2003. Moussa Badoulaye Traoré est élu maire du district en 2003. À sa mort en 2007, Adama Sangaré lui succède  et est réélu en 2009. .

    BAMAKO

    Située sur les rives du fleuve Niger, appelé Djoliba (« le fleuve du sang »), la ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Elle s’étend d'ouest en est sur 22 km et du nord au sud sur 12 km, pour une superficie de 267 km².

    Le district de Bamako compte une forêt classée, celle de Koulouba qui s’étend sur une superficie de 2 010 ha

     

     

     

    BAMAKO

     

    BAMAKO

     

     

    BAMAKO

     

     

     

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    Tombouctou (Timbuktu ou Tin-Buktu en tamasheq) est une commune du Mali, située sur le fleuve Niger et chef-lieu du cercle de Tombouctou et de la région de Tombouctou.

    Surnommée « la ville aux 333 saints » ou « la perle du désert », sa visite en 1828 par le Français René Caillé a fait grand bruit à l'époque en Europe. Elle est aujourd'hui classée par l'UNESCO à plusieurs titres au patrimoine mondial de l'humanité.

    Le nom « Tombouctou » viendrait du tamasheq, langue des Touareg qui auraient fondé la ville au XIe siècle, de Tin (ou Tim), qui signifie « puits » ou « lieu », et de Bouctou, nom donné à la femme présente à l'arrivée des Touareg, gardienne d'un puits, et qui désignerait une personne originaire d’Essouk – ce qui donne « le lieu de Bouctou ». À cette étymologie proposée par Abderrahmane Es Saâdi au XVIIe siècle dans son Tarikh es-Sudan (Histoire du Soudan), l’explorateur allemand Heinrich Barth au XIXe siècle, lui, oppose une origine songhaï du mot Tombouctou qui désignerait une « dépression entre les dunes »

    Du Moyen Âge à la domination marocaine

    Les premiers campements des nomades berbères et touaregs remontent aux premiers siècles de l'histoire écrite. La ville n'apparaît cependant dans l'histoire qu'au XIVe siècle quand l'empereur du Mandé, Mansa Moussa, fait construire à partir de 1325 la mosquée Djingareyber, par l'architecte Abou Ishaq es-Sahéli, qui est achevée en 1328. En 1353, le voyageur tangérois Ibn Battûta visite la ville.

     

    TOMBOUCTOU

    Au XVe siècle, la construction de la mosquée de Sankoré (qui comprend une medersa et est aux dimensions de la Kaaba) est à l'origine d'une université islamique d'une très grande renommée dans toute l'Afrique de l'ouest. Jusqu'à 25 000 étudiants fréquentent la ville sous le régime de Sonni Ali Ber (Sonni Ali le Grand). Tombouctou est prise par Sonni Ali Ber, l'empereur songhaï, en 1458. La ville construit sa prospérité sur les échanges commerciaux, dont l'esclavage, entre la zone soudanaise du Sahel africain et le Maghreb. Elle connait son apogée au XVIe siècle, jusqu'à la chute en 1590 de l'Empire songhaï.

    La ville passe alors sous domination saadienne de Marrakech c'est le Pachalik de Tombouctou. En octobre 1591, se produit un soulèvement de la population, dont les plus illustres savants (incluant Ahmed Baba) sont exilés à Marrakech. Sa richesse décline lorsque les Européens ouvrent la voie maritime pour le commerce entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. Le déclin de la ville commence au XVIIe siècle avec l'instabilité politique et l'apparition de la traite négrière qui rapprochait cette activité des côtes. Le contrôle de Tombouctou par les Saadiens est effectif jusqu'en 1660 (Abderrahmane Es Saâdi décrit la ville dans son Tarikh es-Soudan), date de la chute de la dynastie au profit des Alaouites.

    En 1760, les Touaregs chassent les derniers Marocains de la ville. 

    L'Empire peul du Macina conquiert la ville en 1825. Après des siècles où Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l'Occident, le major Alexander Gordon Laing est le premier Européen à visiter la ville en 1826, mais pris pour un marchand d'esclaves concurrent, il est assassiné. Le 20 avril 1828, c'est au tour du Français René Caillié d'entrer dans la cité, dissimulé sous le costume d'un lettré musulman, et d'en partir vivant. Son célèbre récit de voyage fait ensuite grand bruit en Europe. En 1844, à la mort de Sékou Amadou,

    TOMBOUCTOU

    la ville s'émancipe. L'explorateur allemand Heinrich Barth vient ensuite dans la ville où il passe six mois en 1853-1854.

     

    La seconde partie du XIXe siècle marque le début de la colonisation française de l'Afrique occidentale, dans le sillage de l'Afrique du Nord. La conquête de la zone de Tombouctou par l'armée française se fait de manière heurtée, notamment en 1892 avec le massacre de la colonne Eugène Bonnier par les Touaregs Ouelleminden et Igdalen après la première occupation de Tombouctou par les Français. Lorsque les Français prennent le contrôle de la ville en 1894, sa population est d'environ 4 000 habitants. Elle était dirigée jusque là par une élite musulmane payant tribut aux Touaregs. La conquête et la stabilisation de la ville marque la fin de la pacification des zones du Nord du Mali à la veille de la Première Guerre mondiale.

    Alors que le Soudan français est une colonie française, Tombouctou devient par la loi française du 18 novembre 1955 une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique. La loi du 10 janvier 1957 intègre Tombouctou dans l'Organisation commune des régions sahariennes.

    Après l'indépendance malienne

    La loi du 2 mars 1966 donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints.

    Lors d'une visite officielle à Tombouctou en février 1977, le président français Valéry Giscard d'Estaing appose une plaque à la mémoire du maréchal Joffre (qui y avait séjourné quand il était jeune commandant), et annonce une aide à la restauration de la maison de René Caillé. Il indique que la France est prête à apporter son concours pour faire face aux conséquences de la récente sécheresse.

    En 1988, Tombouctou est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses richesses culturelles (mosquée, mausolées et manuscrits) et historique.

    Le Nord du Mali et la ville sont à de nombreuses reprises secoués, à la fin des années 1960 et au début des années 1990, par des insurrections armées touaregs qui réclament plus d'autonomie et de désenclavement de leur région. Le 27 mars 1996 se déroule une cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.

    TOMBOUCTOU

    Le 1er avril 2012, dans le cadre de l'insurrection au Nord du Mali menée par le MNLA, l'armée malienne perd le contrôle de la ville au profit de divers mouvements rebelles touareg[12] rapidement supplantés par les islamistes salafistes radicaux. Du 30 juin à fin décembre, les islamistes des mouvements AQMI et Ansar Dine se lancent dans la destruction systématique des tombeaux des saints musulmans et des mausolées de la ville. L'intervention de l'armée française dans le cadre de l'opération Serval aux côtés de l'armée malienne permet la reprise de contrôle partiel de la ville — aéroport de Tombouctou et principaux accès à la ville pris notamment par le 2e régiment de parachutistes de la Légion étrangère — dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013. Durant la journée du 28 janvier, les troupes françaises et maliennes finissent de libérer la ville, sans combats majeurs, et avec un accueil enthousiaste des populations Cette liesse populaire s'amplifie lors de la visite de François Hollande, « accueilli en libérateur », accompagné de son homologue malien Dioncounda Traoré, lors d'un voyage d'une journée à Sévaré, Tombouctou et Bamako[au cours duquel le président de la République française déclare « [avoir] sans doute [vécu] la journée la plus importante de [s]a vie politique. Durant les mois qui suivent, des troupes burkinabées sont chargées par la MINUSMA, avec des éléments français, de sécuriser la ville

    Les manuscrits de Tambouctou

    Manuscrits de Tombouctou sont un ensemble de manuscrits médiévaux datant de la période impériale ouest-africaine, pour la plupart rédigés et conservés depuis des siècles à Tombouctou et dans sa région. Ces lettres qui datent du XIIIe siècle pour les plus anciens forment un corpus hétéroclite comprenant aussi bien des documents d'enseignement que de courtes lettres.

    TOMBOUCTOU

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    Parmi les menaces pesant sur les manuscrits figurent :

    • le temps qui passe ou de mauvaises conditions de conservation : une partie des grandes bibliothèques privées (familiales) sont dégradées par des insectes et les outrages du temps, ainsi que par des accidents divers ;
    • les successions : elles sont souvent l'occasion de l'éclatement de bibliothèques ou de la perte ou vente de documents anciens et uniques
    • la revente (trafic) de manuscrits est parfois un moyen de trouver de l'argent pour les familles pauvres du nord du Mali ;
    • la guerre et le pillage au Mali : Il existe une bibliothèque publique soutenue par l'Unesco, mais qui ne contient à ce jour qu'une minorité d'ouvrages. La plupart des manuscrits sont partagés entre plusieurs dizaines de bibliothèques familiales. Les propriétaires-bibliothécaires qui en possèdent le plus veulent généralement les protéger et que cette connaissance puisse être partagée. A partir de l'été 2011, des érudits et volontaires, notamment dirigés par Abdelkader Haidara et Stéphanie Diakité, ont clandestinement évacué (de 160 000 à 300 000 manuscrits selon les sources) de Tombouctou (et peut être à partir d'autres villes) vers la capitale pour les protéger de la destruction par les islamiste jihadistes d'AQMI dont certains ont fait des autodafés de manuscrits anciens. Mme Diakité a ainsi dit « Nous avons compris le pouvoir de ces bibliothèques quand des personnes de tous horizons, de tous milieux sociaux et parlant toutes les langues du Mali, et quand des villages entiers de la région s’engagèrent corps et âme et prirent souvent des risques considérables pour nous aider à évacuer les manuscrits au Sud du Mali ». Une association T 160k a pour projet de protéger et restaurer ces documents ;

     


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  • GOA

     

    Gao est une ville et une commune du Mali, chef-lieu du cercle et de la région de Gao, située sur le fleuve Niger.

     

    GOA

    Gao est une ville du Mali fondée au VIIe siècle au temps du Royaume de Gao. L'empire du Mali a ensuite conquis Gao en 1325, tout en laissant s'appliquer les lois songhaïs. Gao est alors devenue le centre d'un empire prospère de 70 000 personnes.L'invasion marocaine de 1591 a largement détruit la ville, qui est restée de taille relativement moyenne jusqu'à la période de colonisation française aux XIXe siècle et XXe siècle.

    Gao fut autrefois[Quand ?] un important centre commercial, car elle située sur la route des caravanes qui assuraient le commerce transafricain sur le fleuve Niger, voie de communication majeure de l'Afrique occidentale. Une miniature jadis exposée au Musée des arts africains et océaniens montre l'activité d'un ancien[Quand ?] marché de cette ville.

    La ville de Gao amorça son déclin lorsque les grands navires européens se mirent à contourner l'Afrique, rendant non-compétitives économiquement les caravanes qui la traversaient. Mais elle garde, à l'instar de Tombouctou ou Samarcande, qui ont décliné pour la même raison, une place dans l'imaginaire collectif.

    Gao est parcourue par la Mission Hourst en 1896 et conquise par l'armée coloniale française en décembre 1898[2].

    Alors que le Soudan français est une colonie française, Gao devient par la loi française du 18 novembre 1955[3], une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique[4]. La loi du 2 mars 1966 donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints[4].

    Lors de l'insurrection de 2012, la ville tombe sous le contrôle du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) le 31 mars 2012. Le 6 avril 2012, par un communiqué publié sur son site, le MNLA y déclare proclamer « irrévocablement l’État indépendant de l’Azawad »[5]. Le MNLA est bientôt supplanté par des mouvements islamistes plus radicaux, comme Ansar Dine, et surtout le MUJAO qui contrôlent la ville et y instaurent la charia. À la suite de l'engagement militaire de la France en janvier 2013 dans le cadre de l'opération Serval, l'armée française, appuyée par celle du Mali, reprend le contrôle de la zone de l'aéroport de Gao et du pont de Wabaria, le 26 janvier 2013[6] puis plus tard dans la journée de l'ensemble de la ville[7] après quelques combats contre des unités résiduelles, entrainant entre une quinzaine et vingt-cinq morts dans les rangs djihadistes[8]. La libération de la ville par les troupes franco-maliennes est accueillie avec enthousiasme par la population, le maire Sadou Diallo est restauré dans ses fonctions le jour même en regagnant la ville[7], et rapidement des troupes en provenance du Tchad et du Niger prennent position pour assurer le contrôle de Gao alors que l'armée française continue son avancée vers le nord du pays.

    Gao est jumelée avec Thionville en France.

    Par ailleurs, une opération de coopération décentralisée dans le domaine de l'assainissement et des déchets est menée par le centre international de l'Eau de Nancy (NanciEau) en partenariat avec l'Association internationale des maires francophones (AIMF).

     

     

     


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