• DAKAR

     

     

     

     

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    Présentation de la région de Dakar

    Située à l’extrême Ouest du Sénégal et du continent africain, la région de Dakar est une presqu’île de 550 km2, représentant seulement 0.28% de la superficie du territoire national. Elle est contiguë à l’Est à la région de Thiès et est entourée par l’Océan Atlantique sur ses limites Nord, Ouest et sud.
    Sa population est estimée en 2015  à ± 3 500 000 hab habitants en 2004 pour une superficie de 550 km2.

    Sur le plan de l’organisation administrative, après avoir connu des mutations de plusieurs ordres depuis l’époque coloniale, la région de Dakar est aujourd’hui découpée en quatre départements (Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque) et 10 arrondissements. Elle abrite 53 collectivités locales : une région, 6 communes, 43 communes d’arrondissement et 2 communautés rurales
    La région de Dakar ou encore la presqu’île du Cap Vert, occupe une position stratégique sur les routes internationales de l’Atlantique méridionale et centrale.
    Ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF), Dakar a hérité de la colonisation un rayonnement sur le plan économique et commercial, en Afrique et dans le reste du monde. Grâce à son important réseau international de communication (aéroport, port, chemin de fer, routes, télécommunication), la région de Dakar constitue un centre cosmopolite de rencontre et d’échange sur le plan culturel, politique et commercial, tant au niveau sous-régional qu’international.
    Dakar abrite aussi la capitale nationale et concentre une grande partie du potentiel économique, social, administratif et politique du pays. Elle abrite également le siège du gouvernement, de l’Assemblée Nationale, du conseil constitutionnel, de la cours de cassation, de toute les directions nationales et le siège de la presque totalité des organisations nationales et internationales installées dans le pays.
    C’est enfin, sans être exhaustif, un centre décisionnel (public et privé, national, régional et international).

    La véritable histoire de Dakar

    Dakar, fondée en 1857 par le capitaine de vaisseau Protet, commandant supérieur de Gorée, fut la seule véritable ville en Afrique Noire française jusqu’en 1939. Un village lébou y existait déjà depuis longtemps cependant.

    Le développement commercial rendant l’île de Gorée trop exiguë, un premier industriel, Jaubert (exportateur d’arachides), installa, peu avant 1846, son entreprise dans la presqu’île du Cap Vert (non loin de l’actuelle place de l’Indépendance, autrefois place Protet).

    En 1846, une mission catholique s’implantait à l’emplacement actuel de l’Hôtel de Ville.
    Après le transfert en 1857 de l’armée, précédemment cantonnée à Gorée, Dakar connut un développement lent, malgré les efforts du commandant puis colonel du génie Pinet-Laprade qui établit en 1862 les plans d’une cité aux rues se coupant presque toutes à angles droits, de part et d’autre de l’actuelle place de l’Indépendance.
    En novembre 1866, les paquebots de la ligne du Brésil inaugurèrent les premières installations portuaires.

     

    marché kermel

    Dakar, capitale du Sénégal

    DAKAR

    Dakar, capitale du Sénégal depuis le 4 avril 1960, fut également la capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF), puis de l’éphémère Fédération du Mali.

    Son emplacement géographique, à l’extrémité occidentale de l’Afrique, a facilité l’installation des premiers colons, puis le commerce avec l’Europe et les Amériques.

    Dakar est le siège de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN).

    Le rayonnement international de Dakar est également assuré par le célèbre rallye ainsi que par la Biennale d’art contemporain (Dak’Art).

    Le nom  » DAKAR » fut employé, pour la première fois en 1750 ; son origine n’a pu être éclaircie, car il en existe plusieurs versions :

    • DAKAR viendrait de la déformation de NDAKARU, venant du wolof «Dëkk Raw» (terre refuge) des premiers Lébous qui sont venus s’installer au Cap-Vert pour échapper à la tyrannie du Damel du Kayor ;
    • DAKAR serait tiré, selon une autre version, du woloff «daxxar» (le tamarinier) ;
    • Enfin, une troisième hypothèse fait venir le nom de DAKAR de celui d’un camp de la place, le camp ACARD.

    Population : Dakar est l’une des plus grandes villes d’Afrique. Sa croissance démographique est significative et sa population augmente rapidement.
    D’une population de 400 000 habitants dans les années 70, l’exode rural a fait plus que quadrupler le nombre d’habitants de la capitale sénégalaise en 20 ans.

    Dominée par les Wolofs, la population dakaroise est très diversifiée et comprend toutes les autres ethnies sénégalaises : pulaar, sérère, mandingue, diola, soninké, etc…

    Ces ethnies ont élu, pour la plupart, domicile dans les quartiers périphériques tels que Grand-Dakar, Grand-Yoff, Parcelles Assainies, Pikine, Guédiawaye, etc…
    Les Blancs d’origine européenne et arabe sont surtout concentrés sur le « Plateau ».

     

    L ILE DE GOREE

     

    L'île de Gorée ou Gorée est à la fois une île de l'océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar (Sénégal) et l'une des 19 communes d'arrondissement de la capitale. C'est un lieu symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique, reconnu officiellement par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 1978 : Gorée, « île-mémoire » de cette tragédie, fut ainsi l’un des tout premiers lieux à être portés sur la liste du patrimoine mondial gérée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

    Histoire

    Le navigateur portugais Dinis Dias atteint l'île de Gorée en 1444, qu'il baptise « Palma »[1]. Les Hollandais s’emparent de Gorée en 1617 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du nom actuel. Les Français s'implantent sur l’île le 1er novembre 1677[2], mais les Anglais leur disputent cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802. L'île fut occupée par les Anglais de 1804 à 1817 puis rendue à la France.

    La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du Sénégal, Bénin, Ghana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-musulmane et européenne.

    À Gorée, l'ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d'Anne Pépin), connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée fut très minoritaire : entre 900 et 1 500 personnes d'après l'historien américain Philip Curtin.

    Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuve Sénégal. L'on trouve aux Archives nationales de France, rue Soubise à Paris, ainsi qu'à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, les informations concernant ces rois négriers et la macabre comptabilité de ce commerce.

    Les Rois du Cayor se heurtèrent néanmoins à une forte résistance des Lébous et des Sérères habitant la petite côte du Sénégal, lesquels furent décrits dès le début du XVe siècle par le navigateur Alvise Cadamosto comme des peuples refusant de vendre des esclaves.

    En parallèle du commerce des esclaves contrôlé par l'administration des Rois de France et d'Angleterre, le commerce de la gomme, de l'arachide, des peaux, de l'or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d'ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons…) assurent la prospérité économique des signares de l'île de Gorée du XVIIIe au XIXe siècle. Les signares de Gorée, en particulier Anna Colas Pépin lanceront, le commerce de l'Arachide au Sénégal en 1841 à Rufisque ce qui provoquera le développement économique de ce village qui deviendra une ville.

     

     

    DAKAR

    MAISON DES ESCLAVES

     

    DAKAR

     

    Cette maison aurait été la dernière esclaverie en date à Gorée. La première remonterait à 1536, construite par les Portugais, premiers Européens à fouler le sol de l'île en 1444. Au rez-de-chaussée se trouvent les cellules (hommes, enfants, chambre de pesage, jeunes filles, inapte temporaire). Dans celles réservées aux hommes, faisant chacune 2,60 m sur 2,60 m, on mettait jusqu’à 15 à 20 personnes, assis le dos contre le mur, des chaînes les maintenant au cou et aux bras. On ne les libérait qu'une fois par jour afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins, généralement dans cette maison, ils y vivaient dans un état d'hygiène insupportable. L'effectif dans cette petite maison variait entre 150 à 200 esclaves. L'attente de départ durait parfois près de trois mois, ces esclaves ayant affaire à des voiliers pour leur transport. Dans cette maison, le père, la mère et l'enfant dans les cellules étaient séparés.

    Un peu à l'écart, à droite du porche d'entrée, se trouve le bureau du maître des lieux, tapissé de documents et de citations humanistes, telles cette déclaration d'Hampâté Bâ : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle » ou d'autres aphorismes et incantations de son propre cru : « Qu'à tout jamais, pour la préservation de ces lieux, les générations se souviennent pieusement des souffrances endurées ici par tant d'hommes de race noire. ».

    Tous partaient vers les Amériques, mais le pays de destination dépendait des besoins des acquéreurs, le père pouvait — par exemple — partir en Louisiane aux USA, la mère au Brésil ou à Cuba et l'enfant à Haïti ou aux Antilles. Ils partaient de Gorée sous des numéros de matricule et jamais sous leurs noms africains.

    Le regard du visiteur est immédiatement attiré par une ouverture lumineuse au milieu du couloir central. Donnant de plain pied sur la côte rocheuse, c'est la porte du « voyage sans retour », là où les esclaves embarquaient pour une vie de souffrances dans le Nouveau Monde, dont beaucoup mourraient en mer, encadrés par des gardiens armés au cas où ils auraient tenté de s'évader.

    Un large escalier à double flèche conduit à l'étage qui sert surtout aujourd'hui de salle d'exposition.

    Jusqu'à sa mort en février 2009, l'infatigable octogénaire reprenait son récit, plusieurs fois par jour, bien déterminé à éveiller la conscience de son auditoire, et son message de compassion et de tolérance faisait mouche le plus souvent. Les touristes noirs américains, auxquels certaines agences d'Amérique du Nord proposent des « Black-History Tours » , étaient particulièrement sensibles à ce discours. Les collèges locaux envoyaient leurs élèves l'écouter, par classes entières.

     

    LA PORTE DU VOYAGE SANS RETOUR

    DAKAR

     

    CELLULRDES HOMMES

    DAKAR

     

     

     

    Physique géologique

     

    Gorée se trouvant au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu'île du Cap-Vert, à l'abri des vents atlantiques, elle constitue depuis longtemps un abri sûr pour le mouillage des navires. D'origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies, comme en témoigne l'utilisation du basalte pour diverses constructions. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l'anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d'une eau claire et de vagues modérées. L'eau y est un peu plus fraîche que sur les plages du continent.

    Outre les paysages, des températures variant entre 25° et 17° l'hiver et 24° à 30° l'été, une végétation constituée notamment de palmiers, de baobabs, de bougainvillées et d'hibiscus contribuent à créer un cadre naturel des plus agréables.

    Cependant plusieurs bâtiments sont menacés par le lent travail de corrosion de la mer.

     

     


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